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Les principes républicains sont d’abord ceux inscrits sur les édifices publics : liberté, égalité, fraternité. S’y ajoutent, depuis 1905, la laïcité et le contrat social récemment réintroduit dans la définition française de la communauté politique.

Principes républicains et immigration

Pendant les Trente Glorieuses, ces principes n’ont guère été évoqués à propos de l’immigration. C’est depuis la sédentarisation des populations immigrées en France et le questionnement par certains partis politiques d’extrême droite sur les risques apportés par l’immigration à ces principes que l’on invoque les principes républicains dans ce contexte. La société française, devenue de plus en plus sensible au débat sur l’intégration, la citoyenneté et l’islam (notamment les affaires du foulard) se réfère ainsi aux valeurs républicaines constitutives de son identité.

Une particularité française

On a coutume de considérer que la nation a été proclamée à Valmy en 1792. Goethe a dit à ce propos qu’il s’agissait d’une idée neuve en Europe. La Troisième République a opposé la nation française, fondée sur des principes républicains et un contrat social perpétuellement renouvelé entre les citoyens, à la communauté ethnique et culturelle, incarnée à la même époque par la Germania (l’Allemagne).

La nation française se confond donc avec ces principes et avec un projet politique qui fait abstraction des appartenances ethniques ou religieuses et qui fonde la communauté politique sur l’adhésion à des valeurs civiques communes et partagées. Ces principes républicains fondent, aujourd’hui encore, le modèle d’intégration à la française – dont le récent contrat d’accueil et d’intégration en est l’illustration.